Signification :
Conspuer, huer, siffler quelqu'un.
Désapprouver ce que cette personne dit ou fait en public.
Origine :
La pomme cuite est rendue molle par la cuisson; comme la tomate, l'œuf (de préférence pourri), elle constitue un projectile inoffensif mais infamant. On jetait autrefois des pommes cuites aux acteurs quand on était mécontent de leur jeu.
Sources :
RAT, Maurice. Dictionnaires des expressions et des locutions traditionnelles, éditions Larousse 2007, Paris.
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
vendredi 7 octobre 2011
jeudi 6 octobre 2011
Bouillon d'onze heures
Signification :
Breuvage empoisonné.
Origine :
Renforcement assez obsur de donner le bouillon, «empoisoner». Le bouillon, breuvage produit par ébullition, a quelques connotations maléfiques.
Également, si on admet qu'il s'agit d'onze heures du soir, donc de la dernière heure de la journée (minuit marquant le début de la journée suivante), on a affaire à un jeu de mots entre la dernière heure du jour et la dernière heure de la personne condamnée.
Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 1997, Paris.
Site Web expressio.
Breuvage empoisonné.
Origine :
Renforcement assez obsur de donner le bouillon, «empoisoner». Le bouillon, breuvage produit par ébullition, a quelques connotations maléfiques.
Également, si on admet qu'il s'agit d'onze heures du soir, donc de la dernière heure de la journée (minuit marquant le début de la journée suivante), on a affaire à un jeu de mots entre la dernière heure du jour et la dernière heure de la personne condamnée.
Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 1997, Paris.
Site Web expressio.
mercredi 5 octobre 2011
Tailler une bavette
Signification :
Bavarder.
Discuter de façon informelle.
Origine :
L'assimilation de la «salive» à la «parole» se retrouve dans de nombreux emplois et expressions des mots de la famille de bave. Quant au verbe tailler, il s'est employé dans le contexte de la parole dès le début du XIIIe siècle, selon un effet de sens qui s'est réalisé en français avec débiter. Tailler une bavette est donc «débiter de la salive», débiter ayant le sens de «fournir une certaine quantité de liquide».
Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Site Web expressio.
Site Web Franc parler.
Bavarder.
Discuter de façon informelle.
Origine :
L'assimilation de la «salive» à la «parole» se retrouve dans de nombreux emplois et expressions des mots de la famille de bave. Quant au verbe tailler, il s'est employé dans le contexte de la parole dès le début du XIIIe siècle, selon un effet de sens qui s'est réalisé en français avec débiter. Tailler une bavette est donc «débiter de la salive», débiter ayant le sens de «fournir une certaine quantité de liquide».
Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Site Web expressio.
Site Web Franc parler.
mardi 4 octobre 2011
Changer de crémerie
Signification :
Changer de restaurant, de café.
Quitter un lieu pour un autre où l'on espère être mieux.
Origine :
Au XIXe siècle, une crémerie était un restaurant modeste, bon marché, attenant au magasin d'un crémier et avec lequel, souvent, il communiquait. On dit aussi qu'il s'agissait d'un «petit restaurant où l'on servait notamment du café au lait», et que crémerie a dû être employé comme euphémisme pour café.
Information additionnelle :
On trouve aussi se tromper de crémerie pour «se tromper d'adresse».
Sources :
PIVOT, Bernard. 100 expressions à sauver, éditions Albin Michel 2008, Paris.
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Autres sources à consulter :
Site Web expressio.
Site Web Reverso.
Site Web Expressions françaises.
Changer de restaurant, de café.
Quitter un lieu pour un autre où l'on espère être mieux.
Origine :
Au XIXe siècle, une crémerie était un restaurant modeste, bon marché, attenant au magasin d'un crémier et avec lequel, souvent, il communiquait. On dit aussi qu'il s'agissait d'un «petit restaurant où l'on servait notamment du café au lait», et que crémerie a dû être employé comme euphémisme pour café.
Information additionnelle :
On trouve aussi se tromper de crémerie pour «se tromper d'adresse».
Sources :
PIVOT, Bernard. 100 expressions à sauver, éditions Albin Michel 2008, Paris.
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Autres sources à consulter :
Site Web expressio.
Site Web Reverso.
Site Web Expressions françaises.
lundi 3 octobre 2011
Avoir l'air d'un accident de chemin de fer
Signification :
Avoir un aspect lamentable, catastrophé.
Origine :
Cette expression française remonte à la première guerre mondiale qui a tué et mutilé des milliers de soldats, notamment au visage. Après cette véritable boucherie et lors du traité de Versailles, George Clémenceau fit venir des «gueules cassées» pour témoigner de l'atrocité de cette guerre.
Plusieurs autres expressions françaises se sont rapprochées dans leur signification : avoir l'air d'un accident de chemin de fer, avoir la gueule à caler des roues de corbillard ou avoir une gueule de faire-part.
Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 1997, Paris.
Site Web Expressions françaises.
Avoir un aspect lamentable, catastrophé.
Origine :
Cette expression française remonte à la première guerre mondiale qui a tué et mutilé des milliers de soldats, notamment au visage. Après cette véritable boucherie et lors du traité de Versailles, George Clémenceau fit venir des «gueules cassées» pour témoigner de l'atrocité de cette guerre.
Plusieurs autres expressions françaises se sont rapprochées dans leur signification : avoir l'air d'un accident de chemin de fer, avoir la gueule à caler des roues de corbillard ou avoir une gueule de faire-part.
Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 1997, Paris.
Site Web Expressions françaises.
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