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mercredi 14 décembre 2011

Avoir un bœuf sur la langue

Signification :
Garder un silence obstiné.
Avoir quelque chose qui empêche ou retient de parler.


Origine :
Image tirée du grec, par le latin. À l'origine de la locution proverbiale grecque, le bœuf mis sur la langue est la pièce de monnaie (marquée d'un bœuf) qui paie le silence. De fait, le bœuf considéré lourd au propre comme au figuré, empêchait les langues de se délier.

Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Expressions-francaises.fr.

Autre source à consulter :
Languefrancaise.net.

mercredi 26 octobre 2011

À la cantonnade

Signification :
En ne s'adressant précisément à personne.

Origine :
Dire quelque chose à la cantonnade, c'est faire une réflexion à voix haute sans l'adresser à un interlocuteur précis, par allusion à l'acteur de théâtre qui s'adresse à un acteur invisible, supposé hors de l'espace scénique.
Au XVe siècle, le mot cantonade désigne un angle de maison (le mot est emprunté au provençal cantonada pour «angle»). Au XVIIe siècle, il se spécialise dans le monde du théâtre où il désigne d'abord les côtés de la scène où, à l'époque, sont assis les spectateurs privilégiés. Puis, ces emplacements n'étant plus occupés par des spectateurs, il finit par désigner les coulisses. La locution à la cantonade apparaît au milieu du XVIIIe siècle. Il s'agit alors d'un jeu scénique où l'acteur fait semblant de s'adresser à quelqu'un qui reste invisible, car placé dans les coulisses.
Au théâtre, le monologue de l'acteur s'adresse fictivement à lui-même (en vérité aux spectateurs) et la remarque à la cantonnade est un dialogue doublement fictif, d'abord en tant que dialogue de théâtre, ensuite en tant que dialogue sans interlocuteur visible, et sans réponse.

Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Expressio.fr.
L'internaute.com.

jeudi 25 août 2011

Parler français comme une vache espagnole

Signification :
Parler très mal une langue.

Origine :
La première explication concernant les origines de cette expression serait une altération du mot «vasces» qui signifiait «basque». Ainsi, on aurait pu dire «parler le français comme un Basque espagnol». Il pourrait également s'agir d'une déformation du mot «basse» qui signifiait «servante», autrement dit une femme de basse souche. Quoi qu'il en soit, la formule «comme une vache» a toujours connoté quelque chose de médiocre. Ainsi, l'expression, qui date de 1640, signifie que l'on parle très mal une langue étrangère.

Sources :
Site Web linternaute.com.
Site Web expressio.fr.

vendredi 12 août 2011

Enfourcher un dada

Variante :
Enfourcher son dada.

Signification :
Revenir à son sujet (de conversation) favori.

Origine :
L'image du cavalier (métaphoriquement, celui qui parle) et du cheval (ce dont il parle) se retrouve dans l'expression enfourcher son cheval de bataille. Le sens métaphorique de dada, mot enfantin pour «cheval», est le même que dans l'anglais hobby-horse; l'emploi figuré pourrait d'ailleurs venir de l'anglais.

2e origine possible :
Autrefois, du temps des voitures à cheval, les cochers criaient «dia dia!» pour faire avancer leur monture, ce que les jeunes enfants s'empressaient de répéter «da da!». C'est de là qu'on a commencé à appeler un cheval un «dada». D'ailleurs, tous les enfants ont un jour ou l'autre eu un jouet représentant un cheval et qui les amusait beaucoup. Puis, par extension, le «dada» a ensuite désigné un hobbie, une passion. Dans cette expression, le «dada» est le sujet de conversation, et la personne qui l'enfourche est bien sûr la personne qui parle.

Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Site Web L'internaute.