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lundi 19 décembre 2011

Montrer son béjaune à quelqu'un

Signification :
Prouver son inexpérience, sa sottise, son ignorance, sa bêtise.

Origine :
Béjaune est la forme contractée de bec jaune; les jeunes oiseaux encore au nid ont en effet le bec jaune.
Selon d'autres interprétations qui vont toutefois dans le même sens, le béjaune serait un terme de fauconnerie désignant les rapaces inaptes pour la chasse au vu de leur jeune âge, reconnaissables grâce à une petite peau jaune sur le bec. Plus tard, le béjaune ou bec jaune s’employait pour désigner les nouveaux étudiants de l'Université de Paris.
Cette locution ne s'emploie plus guère aujourd'hui, mais le terme de béjaune «blanc bec, jeune homme niais» se rencontre encore en emploi isolé.

Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Expressions-francaises.fr.
Wiktionnaire.

mercredi 14 décembre 2011

Avoir un bœuf sur la langue

Signification :
Garder un silence obstiné.
Avoir quelque chose qui empêche ou retient de parler.


Origine :
Image tirée du grec, par le latin. À l'origine de la locution proverbiale grecque, le bœuf mis sur la langue est la pièce de monnaie (marquée d'un bœuf) qui paie le silence. De fait, le bœuf considéré lourd au propre comme au figuré, empêchait les langues de se délier.

Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Expressions-francaises.fr.

Autre source à consulter :
Languefrancaise.net.

lundi 17 octobre 2011

Dès potron-minet

Variante :
Dès potron-jacquet

Signification :
Dès l'aube, dès le petit jour.

Origine :
Potron-jacquet (XVIIe siècle) a vécu jusqu'au XIXe siècle; son remplacement graduel par potron-minet date du début du XIXe siècle. Les locutions signifient «dès que l'écureuil» (le jacquet ou «petit Jacques»), «dès que le chat» (le minet) se lève, montre son derrière (potron étant une déformation de poistron, qui vient du latin posterio, qui veut dire «postérieur» ou «derrière»). Le remplacement de l'écureuil par le chat est sans doute dû au fait que le chat passe pour être très matinal...

Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Site Web expressio.fr.
Centre natinal de ressources textuelles et lexicales.

Autres sources à consulter :
Site Web mon-expression.
Wiktionnaire.

mercredi 14 septembre 2011

Crier haro sur le baudet

Signification :
S'acharner d'un commun accord sur quelqu'un.
Manifester publiquement son indignation ou sa réprobation.


Origine :
Haro était au Moyen Âge un cri d'appel à l'aide lorsqu'on était victime d'un attentat ou qu'on avait pris quelqu'un en flagrant délit. Plus tard, ce fut le terme qu'on employait au moment où l'on procédait à une arrestation. On a retenu l'expression ci-dessus parce qu'on la retrouve dans une fable de La Fontaine, Les animaux malades de la peste : «À ces mots, on cria haro sur le baudet» (Fables, VII, I).

Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
WEIL, Sylvie et Louise RAMEAU. Trésors des expressions françaises, éditions Belin 2008, Paris.
Site Web expressio.

jeudi 1 septembre 2011

Manger la grenouille

Variante :
Faire sauter la grenouille.

Signification :
Partir avec la caisse.
S'approprier l'argent mis en commun ou qu'on vous a confié; dépenser cet argent.


Origine :
Jadis, les tirelires avaient la forme d'une grenouille. L'expression était surtout employée pour une association dont la cagnote avait soudainement fondu ou disparu. Faire sauter la grenouille est généralement expliqué par «fracturer la tirelire» (en forme de grenouille). L'image de manger, croquer (un héritage, une somme) est croisée avec le verbe grenouiller employé du XVIe au XIXe siècle au sens de «faire ripaille, boire dans les cabarets..., dépenser de l'argent mal gagné».

Sources :
PIVOT, Bernard. 100 expressions à sauver, éditions Albin Michel 2008, Paris.
RAT, Maurice. Dictionnaires des expressions et des locutions traditionnelles, éditions Larousse 2007, Paris.
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Site Web expressio.fr.

vendredi 26 août 2011

Étouffer, étrangler un perroquet

Signification :
Boire un verre d'absinthe.

Registre :
Vieux et familier.

Origine :
Provient d'une métaphore : le perroquet est un mélange d'absinthe et de menthe.

Fait cocasse :
Au restaurant The Gibson in Shaw, à Washington, un «étouffer le perroquet» est un cocktail fait avec du champagne Louis Roederer, du brandy St. Remy VSOP et de l'absinthe Kubler.

Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Site Web absintheperroquet.com.

Crédit photo :
Jenn Larson.

jeudi 25 août 2011

Parler français comme une vache espagnole

Signification :
Parler très mal une langue.

Origine :
La première explication concernant les origines de cette expression serait une altération du mot «vasces» qui signifiait «basque». Ainsi, on aurait pu dire «parler le français comme un Basque espagnol». Il pourrait également s'agir d'une déformation du mot «basse» qui signifiait «servante», autrement dit une femme de basse souche. Quoi qu'il en soit, la formule «comme une vache» a toujours connoté quelque chose de médiocre. Ainsi, l'expression, qui date de 1640, signifie que l'on parle très mal une langue étrangère.

Sources :
Site Web linternaute.com.
Site Web expressio.fr.

lundi 15 août 2011

Chat qui chie dans la braise

Signification :
Personne dans une position très inconfortable et plus ou moins ridicule.

Origine :
Cette expression utilise les termes de passer comme chat sur braise (ancienne variante : sur la braise) et le sens de être sur des charbons ardents en le renforçant par le verbe scatologique. Ce dernier a été choisi pour sa sonorité.

Source :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.

vendredi 12 août 2011

Enfourcher un dada

Variante :
Enfourcher son dada.

Signification :
Revenir à son sujet (de conversation) favori.

Origine :
L'image du cavalier (métaphoriquement, celui qui parle) et du cheval (ce dont il parle) se retrouve dans l'expression enfourcher son cheval de bataille. Le sens métaphorique de dada, mot enfantin pour «cheval», est le même que dans l'anglais hobby-horse; l'emploi figuré pourrait d'ailleurs venir de l'anglais.

2e origine possible :
Autrefois, du temps des voitures à cheval, les cochers criaient «dia dia!» pour faire avancer leur monture, ce que les jeunes enfants s'empressaient de répéter «da da!». C'est de là qu'on a commencé à appeler un cheval un «dada». D'ailleurs, tous les enfants ont un jour ou l'autre eu un jouet représentant un cheval et qui les amusait beaucoup. Puis, par extension, le «dada» a ensuite désigné un hobbie, une passion. Dans cette expression, le «dada» est le sujet de conversation, et la personne qui l'enfourche est bien sûr la personne qui parle.

Sources :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.
Site Web L'internaute.

jeudi 4 août 2011

On tirerait plutôt un pet d'un âne mort

Variante :
On tirerait aussitôt (aussi vite) un pet d'un âne mort.

Signification :
La chose est impossible.

Origine :
D'abord employé pour qualifier une avarice sordide, le complément étant qu'un sou de sa bourse.

Source :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 2007, Paris.

jeudi 14 juillet 2011

À laver la tête d'un âne, on y perd sa lessive

Signification :
Il ne sert à rien d'essayer à tout prix d'instruire un imbécile ou de faire entendre raison à quelqu'un d'obstiné.

Source :
REY, Alain et Sophie CHANTREAU. Le Robert dictionnaire des expressions et des locutions, édition 1997, Paris.

mercredi 13 juillet 2011

Peigner la girafe

Signification :
Faire un travail inutile et très long, ne rien faire d'efficace.

Source :
Site Web expressio.fr.

Recommandation de Zour :
Je vous suggère fortement d'aller consulter l'origine de cette expression sur le site Web . . . Édifiant!